1984

Avènement de la Loi sur les jeunes contrevenants (LJC).

Trois citoyens de Sherbrooke prennent l’initiative, à partir d’un projet d’emploi, de sensibiliser les élèves de 12 à 17 ans sur cette nouvelle loi.

Fondation de l’organisme Le Pont B.R.I.J.E. (Bureau de référence et d’intervention jeunesse Estrie). Son appellation comprend un jeu de mots qui reflète les populations francophones et anglophones de la région.

L’organisme communautaire à but non lucratif et à vocation régionale a pour mission de venir en aide aux jeunes en difficulté suite à un délit et d’appliquer la mesure de travaux communautaires prévus par la loi.

M. Jean Comtois, qui en est l’un des fondateurs, devient le premier directeur de l’organisme.

1985

Début des activités du Pont B.R.I.J.E.

1987

Le Pont B.R.I.J.E. se voit confier l’application des projets d’ateliers d’orientation au travail (AOT). Ces projets sont une initiative du parti conservateur alors gouvernement du Canada. Jean Charest, député de Sherbrooke en est l’instigateur.

1989

Les organismes travaillant avec les jeunes contrevenants du Québec s’associent en fondant leur regroupement provincial, le Regroupement des organismes orienteurs du Québec (ROOQ) et  prenant la même dénomination sociale, soit d’organismes orienteurs. Le Pont B.R.I.J.E. s’implique dès le départ dans la démarche et continuera à être actif dans son Regroupement.

1991

Modification des objets de la corporation dans le but de pouvoir répondre à de nouveaux besoins. Le Pont B.R.I.J.E travaillera entre autres à prévenir la détérioration de la situation des jeunes en Estrie sur le plan de leur intégration sociale

1995

Première formation en médiation donnée par le ROOQ grâce entre autres à l’apport des organismes orienteurs de Trois-Rivières et de Hull. Le Pont B.R.I.J.E. commence à pratiquer la médiation dans le cadre de la Loi sur les jeunes contrevenants.

1996

Changement de dénomination sociale du ROOQ pour le Regroupement des organismes de justice alternative du Québec (ROJAQ). Les organismes orienteurs deviennent des organismes de justice alternative (OJA).

Le Pont B.R.I.J.E. se remet en question et abandonne, à l’instar d’autres organismes orienteurs, son caractère d’organisme jeunesse pour celui d’organisme de justice alternative.

Le Pont B.R.I.J.E. travaille avec des acteurs du milieu sur des services de médiation s’adressant aux personnes victimes et personnes contrevenantes adultes dans le cadre de la sécurité publique et des services correctionnels canadiens.

1997

M. Michel Leboeuf devient le président de l’organisme.

Le Pont B.R.I.J.E. offre des services de médiation s’adressant aux personnes victimes et personnes contrevenantes adultes dans le cadre de la sécurité publique et des services correctionnels canadiens.

1998

Le Pont B.R.I.J.E. met sur pied le Pont de bois, boutique d’ébénisterie, service d’insertion socioprofessionnelle.

2000

Le Pont B.R.I.J.E. prend la décision de scinder des activités pour en faire deux organismes distincts. Les démarches sont entreprises pour qu’il y ait existence du Pont, organisme de justice alternative et du Pont de bois, ébénisterie.

2001

Fondation du Pont de bois, ébénisterie.

Jean Comtois devient le directeur du Pont de bois après 17 ans à la direction du Pont B.R.I.J.E.

Pierre Marcoux devient le directeur du Pont B.R.I.J.E, qui deviendra en 2002 Le Pont, organisme de justice alternative.

2002

Changement de ses objets de la charte. Le Pont B.R.I.J.E devient officiellement Le Pont, organisme de justice alternative.

Avènement de l’entente-cadre provinciale entre l’Association des centres jeunesse du Québec (ACJQ) et du Regroupement des organismes de justice alternative du Québec (ROJAQ).

2003

Avènement de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA).

Accréditation de trois médiateurs pénaux suite à la formation en médiation pénale du ROJAQ.

Création de la première unité de médiation citoyenne dans l’arrondissement du Mont-Bellevue. Conférence de Presse au bureau de l’arrondissement, présidé par M. Pierre Boisvert, conseiller municipal. Mme Christine Lacroix, Mme Sylvie Champagne, M. Sylvius Poirier et M. Simon Bolduc sont les citoyennes et citoyennes médiateurs-trices de l’unité.

2005

Renouvellement des membres de l’unité de médiation citoyenne suite au départ des bénévoles. Mme Héléna S. Boisvert, Mme Marylise Caron, M. Jean-François Lafleur, M. Florent Meloche et M. Gavin Guillemette forment l’unité.

L’unité de médiation citoyenne décide de ne plus se restreindre qu’à l’arrondissement du Mont-Bellevue pour se déployer dans la ville de Sherbrooke. L’unité prend le nom de Service de médiation de quartier de Sherbrooke (SMQS)

2006

Le Pont perd les services de médiation s’adressant aux personnes victimes et personnes contrevenantes adultes dans le cadre de la sécurité publique et des Services correctionnels canadiens. Dans un premier cas, par manque de financement de la sécurité publique et dans l’autre dû au rapatriement de ces services par le Service correctionnel canadiens.

Suite au départ de certains membres et pour répondre aux besoins du SMQS, Mme Kim Blanchette, Mme Nathalie Lavallée, Mme Guylaine Girouard et M. Roger Caron se joignent au service.

2007

Départ de M. Michel Leboeuf, président et membre du conseil d’administration depuis 1997.

M. Carlo Payeur devient président de l’organisme.

Le Pont participe, à l’instar de 7 autres OJA, aux projets pilotes concernant la participation des personnes victimes à la chambre de la jeunesse dans le cadre de la LSJPA.

Le Pont, qui faisait déjà face à un financement déficient, en comparaison aux autres organismes de justice alternative du Québec, rencontre une importante hausse des demandes dans le cadre de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.

2008

La question du financement et de la hausse de demandes conduit à informer et réunir les partenaires. Suite à une longue démarche et une attente que plusieurs mois, l’Agence de la Santé et des Services Sociaux augmente le financement de l’organisation, mais de la moitié de la somme demandée.

Le Pont lance son bulletin d’information «Le Tuyau».

Première initiative de médiation citoyenne dans les coopératives d’habitation avec la Fédération des coopératives d’habitations de l’Estrie.

2009

Le Pont met de l’avant des actions visant sa reconnaissance et le développement de ses activités en justice alternative dans la région.

Signature d’une entente de collaboration avec le Centre jeunesse Estrie.

2010

Célébration du 25e anniversaire du Pont. Plusieurs invités sont présents au Centre d’art La Nef pour l’occasion. On souligne un membre fondateur et premier directeur de l’organisation, M. Jean Comtois (1985-2001).

Grâce au Fonds régional d’investissement jeunesse de l’Estrie, le Pont réussit pour la première fois, à implanter le programme de médiation scolaire «Passerelles» dans 2 écoles, soit la polyvalente Montignac de Lac-Mégantic et le Collège Sacré-Cœur de Sherbrooke.

Une nouvelle unité de gestion de conflit citoyenne voit le jour dans le quartier Jardins-Fleuris de l’arrondissement de Fleurimont de Sherbrooke.

L’unité de médiateurs coopératifs est constituée au sein de la fédération et débute ses activités. La médiation citoyenne en coopératives d’habitation cherche à s’étendre dans la province.

2011

Le projet de loi omnibus C-10 vise entre autres à modifier la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.

Nouveau projet de loi 56, contre l’intimidation.

Le Pont s’implique dans le comité Tags & Graffitis, nouveau projet de la Ville de Sherbrooke.

Le Cégep de Sherbrooke décide d’implanter le programme Passerelles. Il s’agit du 2e cégep du Québec à le faire.

2012

Faisant face à l’évolution de la justice alternative et à son propre développement, Le Pont procède à une restructuration.

14 organismes de justice alternative quittent le Regroupement des organismes de justice alternative du Québec (ROJAQ).

Le ROJAQ et la Confédération québécoise des coopératives d’habitation du Québec (CQCH) planchent sur un guide du bon voisinage dans le cadre de la médiation citoyenne. Ce guide, conçu par la collaboration de la FCHE et du Pont, serait présenté aux organismes de justice alternative, membres du ROJAQ et fédérations des coopératives d’habitation de la province.

2013

Devant une hausse des coûts de son espace locatif, le Pont devient propriétaire après 27 ans d’existence.

Le Pont complète sa restructuration.

Mise sur pied d’une première unité de médiation Passerelles au Cégep de Sherbrooke, celle-ci intervenant auprès du personnel de l’établissement.

Le Service de médiation de quartier de Sherbrooke, qui compte maintenant 8 médiateurs citoyens, célèbre ses 10 ans d’activités.

2014

La Fédération des coopérative d’habitation de L’Estrie est lauréat du prix Innovation coopérative pour le projet «Bon voisinage» avec Le Pont.

Le fonds accès justice du ministère de la Justice du Québec octroie des subventions à 14 organismes de justice alternative membres du ROJAQ pour la médiation citoyenne. Le Pont débute l’implantation d’une unité dans la MRC Memphrémagog.

Début d’ateliers en médiation citoyenne avec les HLM.

Une 2e unité de médiation, celle-ci pour et par les étudiant, voit le jour au Cégep de Sherbrooke.

Lois sur le système de justice pénale pour adolescents : baisse des demandes de 23%.

2015

L’organisme de justice alternative Le Pont fête ses 30 ans d’existence.

Une nouvelle unité de médiation citoyenne voit le jour soit «L’unité de médiation citoyenne Memphrémagog».

L’organisme de justice alternative est de plus en plus sollicitée (122 demandes), tout comme la médiation citoyenne (112 demandes)

Après une vingtaine d’années financé en entente spécifique, l’organisme est enfin financé pour sa mission globale.

Signature de la déclaration de principes sur la justice participative du Québec.

Le directeur de l’organisme devient président du Regroupement des organismes de justice alternative du Québec (ROJAQ).

2016

Augmentation des demandes en médiation citoyenne (28 de plus pour 140 demandes).

La municipalité d’Austin et le Canton de Hatley soutiennent l’Unité de médiation citoyenne Memphrémagog.

Symposium national sur la justice réparatrice principalement organisé par le ROJAQ.

2017

L’organisation reçoit 662 demandes, tous services confondus.

Les municipalités de Magog, Canton de Hatley, Austin, Ayer’s Cliff et Ogden soutiennent l’Unité de médiation citoyenne Memphrémagog.

La médiation citoyenne est l’une des avenues retenues en Estrie concernant les abus, intimidations et maltraitance envers les aînés.